Rapport de la Chambre Régionale des Comptes

 

Retour

 

Sévère rapport de de la Chambre Régionale des Comptes...et duel Dominique GROS - Jean Claude THEOBALD....

intercommunalité --- conseil d'agglomération  

Traitement des ordures: une chaîne d'erreurs

La gestion des ordures et des déchets dans l'agglomération a suscité un sévère rapport de
la Chambre régionale des comptes, qui en pointe les dysfonctionnements.
Devant le conseil de la CA2M, lundi soir, Dominique Gros en a fait une analyse sans concessions.

 

Recommandations non prises en compte, "organisation budgétaire complexe" rendant "difficile la lecture des résultats comptables et financiers du syndicat et de la régie", "dispositif conventionnel lacunaire et imprécis", "anomalies", "insuffisances"... Le rapport de la Chambre régionale des comptes sur l'ex-syndicat mixte (SMAM) et la régie Haganis, chargés de l'assainissement et du traitement des déchets dans l'agglomération, est d'une rare sévérité. Sa présentation au conseil d'agglomération, lundi soir, n'a pourtant pas vraiment suscité de débat. Seul Dominique Gros s'est saisi du dossier, "dans le but de dégager les pistes du progrès", a-t-il pris soin de préciser en préalable.

Héritier du Sivom de l'agglomération messine, le SMAM avait été créé en janvier 2002 pour s'adapter à la création de la CA2M. Deux ans plus tard, le syndicat était dissout pour laisser place à une régie baptisée Haganis.

Ces organismes successifs "ont été gérés comme on bâtit des châteaux en Espagne, sur la base de prévisions mirifiques", explique Dominique Gros sur la foi du rapport de la Chambre des comptes. Les responsables ont surévalué les tonnages de déchets à traiter; résultat: "Nous gérons une usine surdimensionnée n'utilisant que 70% de sa capacité et générant de ce fait des coûts élevés pour la collectivité." Au surplus, l'usine a été financée par un emprunt de 35 ans... pour une durée de vie "de 20 à 25 ans au maximum". Enfin, le centre de tri des ordures ménagères ne reçoit que la moitié des quantités pour lesquelles il a été prévu.

"Ces erreurs, commente Dominique Gros sans être démenti, ont eu pour conséquence de laisser Haganis avec un potentiel d'autofinancement réduit à peu de choses, soit 500 000 Eur par an pour les investissements à venir, à moins que l'on se résolve à une augmentation de la taxe."

Le casse-tête des boues

Parallèlement, Dominique Gros souligne une politique de gestion des boues d'épuration "lourde de conséquences". Le SMAM s'est équipé d'un sécheur de boues dont les résultats ne semblent guère probants. En attendant, les boues sont évacuées à grands frais dans des décharges adaptées ou incinérées en Allemagne
 ou dans les Vosges.

Pour "dégager les pistes du progrès", Dominique Gros suggère donc de revenir à l'incinération des boues d'épuration à l'usine de Metz, après des essais "en toute transparence". "En incinérant nos propres boues, insiste-t-il, nous ferons d'une pierre deux coups en éliminant proprement et à bon compte des boues qui ne peuvent être valorisées en agriculture et en utilisant mieux l'usine d'incinération."

Aucun commentaire n'a été émis par le conseil d'agglomération sur cette analyse du rapport de la Chambre
des comptes. En revanche, Jean-Claude Wannenmacher, rapporteur du dossier, s'est montré franchement
réservé sur l'hypothèse de l'incinération des boues d'épuration, en évoquant à mots couverts la façon dont,
il y a quelques années, des vandales se réclamant du syndicalisme agricole avaient réussi à polluer le site
de la station d'épuration.

 

Article paru sur le  Républicain Lorrain le 28/09/2005

Jean-Claude Théobald: "La mémoire de Dominique Gros en panne"


Jean Claude Théobald, vice-président de la CA2M et ancien président du SMAM, qui gérait l'ensemble de la politique d'environnement dans l'agglomération, s'étonne des propos de Dominique Gros (RL du 28 septembre) à propos des établissements, dont il a eu la charge: "Il m'apparaît que la mémoire de Dominique Gros est défaillante. Car les deux dossiers de l'usine de traitement des eaux usées et de l'usine d'incinération ont, à l'époque, été votés à l'unanimité, donc par M. Gros. Si aujourd'hui l'usine d'incinération des ordures est en surcapacité, ce n'est pas du fait du SMAM. L'État nous a imposé le dimensionnement actuel en inscrivant dans le schéma départemental d'élimination des déchets, l'extension de collecte au-delà de l'agglomération, mais ces communes ne sont jamais venues faire traiter leurs tonnages chez nous. Quand Dominique Gros affirme que nous avons contracté pour 35 ans, alors que l'outil est fait durer vingt ans, il se trompe. Souvenons-nous du temps de fonctionnement de l'ancien incinérateur. Alors bien entendu,
la gestion financière est délicate, mais en grande partie parce que nous n'avons jamais eu les tonnages attendus. Enfin, sur la question des boues existe bien, mais cela tien à l'opinion publique et au refus du monde agricole de voir l'épandage de ces boues s'accomplir dans ses champs".

Article paru sur le  Républicain Lorrain le 29/09/2005

CA2M
Usine d'incinération: Dominique Gros réplique

Mis en cause par l'ex-président du Sivom, Jean-Claude Théobald (RL du 29-9), après son intervention lors du conseil de la CA2M, Dominique Gros tient à apporter les précisions suivantes, qui cloront cette polémique: "Oui, j'ai voté pour la construction de la nouvelle usine d'incinération à Chambière, site qui permet la valorisation de la vapeur par l'UEM et non à La Maxe comme le Sivom l'a envisagé pendant de trop longues années. Il y avait urgence, l'ancienne usine prévue pour durer 20 ans en avait déjà dix de trop. Obsolète,
elle répandait des fumées dangereuses pour l'environnement et la santé publique (dioxines et furannes).

"L'état lamentable de l'ancienne usine dans ses dernières années de vie permet de comprendre à l'évidence qu'il n'était pas sérieux de contracter des emprunts sur 35 ans pour une usine qui, comme la précédente, devra être remplacée dans un délai plus court. Enfin, rien ne nous empêche d'utiliser dès maintenant à plein cette usine, en attendant d'éventuels clients, en y incinérant la fraction des boues de la station d'épuration que nous allons actuellement brûler ailleurs à grand frais."

Article paru sur le  Républicain Lorrain le 01/10/2005

Chacun pourra se faire une idée de la situation...
Envoyez-nous vos commentaires par mail !

Haut de page