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Communiqué de Presse 2009
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<ENVIRONNEMENT
Les riverains de l’incinérateur de METZ portent plainte pour pollution
Air Vigilance, l’association des riverains de l’incinérateur de METZ, dépose plainte auprès du procureur.
L’Assemblée Générale de l’association a mandaté son président pour déposer plainte contre X afin de connaître précisément l’importance, l’origine et l’étendue de la pollution des sols constatée sur les communes de Saint Julien et de Metz et, in fine, de faire cesser cette pollution et d’en réparer les dommages.
En décembre 2007, le contrôle quinquennal des sols réalisé autour de l’incinérateur de METZ a révélé que certains échantillons montraient une augmentation spectaculaire des teneurs en dioxines et en métaux lourds (plomb, zinc, nickel…) par rapport au précédent contrôle de 2002. A certains endroits, en cinq ans, les concentrations de dioxines ont été multipliées pratiquement par deux, celles de zinc par quatre et celles de plomb par huit, dépassant parfois les normes et recommandations.
Au vu de ces résultats, deux autres campagnes de contrôles sur le même secteur ont été successivement réalisées, en février puis en juin 2008, par HAGANIS l’exploitant de l’incinérateur. Au total, c’est plus de 70 échantillons de sols qui ont été analysés sur une zone de quelques kilomètres carrés.
Le bureau d’étude mandaté par HAGANIS met en cause « des sources locales générant un impact à partir du niveau du sol sur de courtes distances ». Autrement dit l’incinérateur HAGANIS ne serait pas en cause. Cette pollution résulterait de brûlages sauvages de matériaux de récupération, de batteries,… perpétrés par…X ?
Air Vigilance a réfuté cette thèse lors de la Commission Locale d’Information et de Surveillance de l’Incinérateur (CLIS) en juin 2008 : « Les analyses ne sont pas contestables, la pollution est avérée, mais il n’est pas admissible d’arriver à une telle conclusion ! » En effet, la contamination s’étend sur une large zone, les polluants en cause sont typiques des émissions des incinérateurs et la quantité de polluants mise en cause est sans commune mesure avec des brûlages sauvages.
D’autres indicateurs convergent pour confirmer qu’il existe un véritable problème dans ce secteur. Ainsi simultanément, les retombées polluantes augmentent sur Saint Julien, une pollution ayant la même signature est détectée dans les sols et dans la nappe phréatique sous l’usine et les résidus de fumées collectés dans l’usine (REFIOM) contiennent de plus en plus de métaux lourds.
Plus grave, les contrôles effectués sur le lait des vaches révèlent une augmentation des teneurs en dioxines.
Ceux réalisés sur les œufs ont montré que ces derniers contenaient des quantités de dioxines au-delà des normes alimentaires. Ceci a conduit la DDASS à demander aux producteurs concernés de ne pas commercialiser ces œufs et d’en limiter leur propre consommation. Mais depuis, le préfet de la Moselle, faisant siennes les positions d’HAGANIS, a fait cesser le suivi des contrôles de dioxines dans les œufs !
Devant cette situation très inquiétante par les niveaux de pollution atteints et par la rapidité de leur accroissement, une question se pose :
« S‘il s’avère que cette pollution est consécutive à 5 ans de fonctionnement de l’incinérateur, où en sera t'on dans 15 ans, quand il arrivera en fin de vie ? »
Quoiqu’il en soit, un an après la découverte de la pollution des sols autour de l’incinérateur, force est de constater que l’on ne sait toujours pas précisément, quelle est l’importance, l’étendue et la source de cette contamination. Bien entendu jusqu’ici, rien n’a été annoncé aux habitants concernés et, plus grave, rien n’est entrepris pour connaître la vérité et pour faire cesser cette pollution.
Les adhérents d’Air Vigilance ont donc décidé de déposer plainte et de se porter partie civile afin que la lumière soit faite et que des mesures soient enfin mises en œuvre pour que cette pollution s’arrête. ================================================================
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