Monsieur le Préfet,
Par la présente, j'attire votre attention sur la pollution à la dioxine qui
a été constatée dans les
communes
situées au Nord-Est de Metz. Des producteurs d'oeufs situés par
exemple à la
Maxe et à
Vany se sont vu interdire toute commercialisation de leur
production. Par ailleurs,
une lettre du
17 novembre 2004 du directeur départemental des Affaires Sanitaires
et Sociales
de la Moselle
a notifié aux intéressés les contraintes suivantes
:
«
Je vous
engage à limiter votre
consommation d'oeufs : - un oeuf
par semaine par enfant, -
deux oeufs par semaine par
adulte... Je vous remercie de bien vouloir en informer les
grands-parents paternels ainsi que votre tante, qui avaient
l'habitude de consommer ces oeufs ».
La situation est
préoccupante puisque certains oeufs contenaient 4,52 pico grammes de
dioxine par gramme de matière
grasse. Si la commercialisation des oeufs a été interdite et si même
la consommation familiale
est concernée, c'est qu'il y a un problème.
Or,
ce n'est pas en gardant le silence sur ce dossier que l'on trouvera
des solutions et il est
regrettable
que le maire de Vany n'ait par exemple pas reçu la copie du courrier
du 17 novembre 2004 susvisé. En l'espèce, différents pollueurs
peuvent être à l'origine de la
pollution tout
d'abord l'usine d'incinération des ordures ménagères de Metz
Chambière, mais
aussi la
centrale EDF de la Maxe ou la centrale UEM de Metz Chambière.
Je
souhaiterais donc que vous veuillez bien m'adresser un dossier
d'information complet sur
cette
affaire. Je souhaiterais aussi savoir si une réunion de l'ensemble
des élus locaux
potentiellement concernés par la pollution ne devrait pas être
organisée.
Vous
remerciant par avance de votre réponse, je vous prie d'agréer,
Monsieur le Préfet, l'expression de ma considération distinguée.
Jean-Louis MASSON,
Sénateur de la Moselle.